mercredi 28 août 2013

La dépression du post-partum ou ma descente aux enfers.

Je pense que c'est la chose la plus dure, la plus horrible, la plus triste que j'ai jamais vécu de toute ma vie.
Même la perte de mon beau-frère a été moins "difficile" à côté. Quoique je et tous les médecins que j'ai vu, pensent que c'est une des raisons de cette DPP.

Tout a commencé quand on s'est aperçu que notre fille régurgitait c'est-à-dire dès la  maternité. Mais à la maternité, la différence c'est qu'il y a un BOUTON ROUGE qui sert à appeler les sages femmes à toute heure de la journée et de la nuit.
A la maison, ça c'est finit!!!! Tu te débrouilles seule et puis voilà.

Quand on est arrivé chez nous, les jeunes parents que nous étions étaient très contents, enfin CHEZ NOUS dans notre chambre, dans notre maison et les problèmes de panne de clim sont finis (je raconterai mon accouchement dans un autre article).

Mais à côté de ça, il faut se débrouiller seuls avec elle, lui faire son lait (eh oui c'est fini les micro biberons de la mater), lui acheter des couches, lui faire son bain seul.
Toutes ces choses qui sembles si anodines, si faciles à faire d'habitude deviennent quelque chose "d'inimaginablement" compliquée!!!

TOUT A COMMENCE PAR SES PETITES CHOSES....

Ma peur qu'elle s'étouffe a été ma première grosse angoisse. J'avais constamment dans la tête cette image d'elle qui s'étouffe avec son vomis dans son sommeil.
Du coup, le fameux adage "il faut dormir quand elle dort" n'a jamais été possible pour moi. J'étais tout le temps entrain de vérifier, revérifier inlassablement si elle respirait bien et qu'elle n'avait pas vomis.
Quel malheur, quand une fois je ne sais plus ce que je suis allée faire mais ça a dû durer 5mn, elle avait vomis dans son sommeil et elle en était pleine, il y en avait partout dans son lit. Dans ma pauvre petite tête malade, je culpabilisais énormément, je ne la quittais plus....
L'Homme étant indépendant, n'a pas pu prendre autant de jours que je ne l'aurai voulu mais le comble du malheur a été le fait que ma mère a dû partir 1 semaine après la naissance de Charlie à Madagascar pour sa maison et elle n'avait pas eu le choix, elle avait déjà repoussé leur départ en vue de mon accouchement.

J'ai dû me débrouiller seule avec ma fille et moi qui me sentais tellement forte, qui pensais pouvoir tout contrôler, j'ai fait une descente aux enfers dont j'ai pensé ne jamais sortir.

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